Cycle menstruel et sport : faut-il caler ses séances sur ses phases ?
On lit partout qu'il faudrait faire de la force en phase folliculaire, ralentir en phase lutéale, éviter les sauts à l'ovulation. C'est séduisant, mais c'est beaucoup plus solide sur les réseaux que dans les études.
Une moyenne qui ne dit rien de toi
Les variations hormonales existent, bien sûr. Mais leur effet sur la performance est faible en moyenne et change énormément d'une femme à l'autre (McNulty et coll., 2020). Les travaux plus récents vont dans le même sens : pas de bénéfice prouvé à périodiser tout son entraînement selon la phase.
Ce qui marche : ton ressenti d'abord
- Note ton énergie, ton sommeil et tes douleurs chaque jour, avec la date de tes règles.
- Après deux ou trois cycles, regarde si un schéma se dessine chez toi : fatigue en fin de cycle, crampes le premier jour, ou rien du tout.
- Ajuste à partir de ça : alléger les jours où tu sais que c'est dur, garder le reste.
Et sous contraception hormonale ?
Avec une pilule combinée, un implant ou un stérilet hormonal, les phases naturelles ne s'appliquent pas de la même façon. Là encore, ton journal vaut mieux qu'un calendrier théorique.
Le signal à ne pas ignorer
Ne plus avoir de règles pendant trois mois en s'entraînant beaucoup n'est pas un signe de bonne forme : ça peut traduire un manque d'énergie (on parle de RED-S). Parles-en à un médecin.
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